La voleuse de livres

Publié le par Loula

Pour commencer à alimenter cette rubrique, je vais revenir sur d'anciennes lectures...

La voleuse de livres de Markus ZUSAK

Lu en avril 2007.

En cette année 1939, Liesel Meminger est une petite fille pauvre. Si pauvre que sa mère, communiste dans l’Allemagne nazie, est obligée de la confier à une famille d’accueil et que son petit frère mourra de faim pendant le trajet. Le couple qui l’accueille, Hans et Rosa Huberman est un couple d’allemands ordinaires, ils ne sont pas pour le nazisme, mais n’ ont pas l’air d’être contre non plus, si ce n’est qu' Hans refuse de s’inscrire au parti et de continue à peindre ( il est peintre en bâtiment) les murs des familles juives. Liesel va peu à peu apprendre à les connaître et à les apprécier, en même temps qu’elle va découvrir la lecture, elle qui ne savait pas lire à son arrivée chez les Huberman.

Cette histoire n’est pas gaie, d’ailleurs c’est la mort qui la raconte. Elle a rencontré Liesel à diverses occasions et lui a volé le livre qu’elle écrivait pour retracer sa vie. L’avantage, c’est qu’elle ne nous ménage pas et qu’elle nous annonce d’avance qui va mourir dans l’entourage de Liesel, c'est-à-dire, tout le monde… La narration est enlevée et plaisante, la mort est assez cynique par moment, et quelques originalités viennent la renouveler, tels les phrases mises en avant, comme des paragraphes qui se détachent du corps du texte. On trouve aussi deux récits imagés, écrits pour Liesel par Max, le boxeur juif que les Huberman se retrouvent à cacher presque par hasard dans leur cave.

Ces récits donnent d’ailleurs un ton un peu moralisateur et « plein de bons sentiments » à l’ensemble du roman qui par ailleurs dénonçait un peu plus subtilement le nazisme et mettait en avant la nécessité de solidarité et de désobéissance civique.

L’ensemble est plaisant mais je ne peux m’empêcher d’éprouver le sentiment d’avoir été en quelque sorte manipulée : ce roman semble construit pour être un best seller, j’ai l’impression que la recette à été bien suivie, mais que le résultat n’a pas la saveur escomptée. Mais peut-être est-ce dû à tout le rabattage médiatique sur ce livre qui m’a énervé et donné un a priori négatif dont je n’aurais pas su me débarrasser pendant la lecture. Mais peut-être pas...


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