Où achetez-vous vos livres?

Publié le par Loula

Je voulais faire depuis un moment déjà un petit billet sur les librairies...

Et puis , le flemme aidant, ce billet attendait toujours dans un coin de ma tête (et je ne vous parle même pas d'une série de billet que je voulais veut faire sur les BD que j'ai aimé et qui ont failli sortir de mon petit cerveau, encouragés qu'ils étaient par Enna, qui avait eu aussi l'idée, mais qui elle met ses idées à exécution... Mais passons, ça viendra surement un jour!)

Bref...


Les librairies...



Et le temps passant, j'ai trouvé aussi un billet sur le blog de Midola et ensuite carrément un appel chez Lethee. Pour défendre la vraie littérature. Ce qui fait déjà débat, chez Julien au moins (et parions que ça risque de se répandre), pour savoir ce qu'est la vraie littérature. Je serais tentée de dire que si on ne sais pas ce qu'est la littérature, on a au moins une idée de ce qui n'en n'est pas. Et il n'y a rien de péjoratif là-dedans, ce n'est pas parce que des gens lisent et prennent plaisir à lire ce que je n'estime pas être de la littérature que je les méprise. Moi-même je lis des fois, avec plaisir, des livres que je ne classerais pas dans la littérature. Mais peut-être qu'on peut estimer que dès que c'est de la fiction c'est de la littérature... Et sûrement qu'il faut du recul, plusieurs dizaines d'années, pour savoir quel livre et quel auteur deviendra un classique. Et peut-être que tout ça n'a rien à voir avec le chmilblik!


En effet, j'ai décidé d'adhérer à ce collectif pour la défense de la vraie littérature, par tant pour le côté commando : je n'ai d'ailleurs pas lu les livres dont il est question en ce moment et je suis très peu rentrée littéraire ou autre chose de ce genre et ça me va très bien d'attendre dix ans avant de lire un livre, voire d'en entendre parler. Mais le problème est effectivement de savoir si j'en entendrais parler dans dix ans si ce livre n'a pas sa chance aujourd'hui face à des produits commerciaux...


Pour moi, le cœur du problème est là : où achetez vous vos livres? Car je suis souvent choquée (oui je sais j'y vais un peu fort, mais je n'en suis pas loin) de voir sur les blogs de lecteurs, donc des passionnés de livres (et pas forcément de littérature, hop, je contourne!) qui achètent massivement leurs livres à la Fnac ou sur d'autres sites de vente de livres en ligne. 


En effet, il me semble que le lecteur est le seul et unique soutient du libraire indépendant et que le libraire travaille pour le lecteur. Je suis donc étonnée que nous ne soyons pas plus à revendiquer l'achat de livres chez des libraires qui font un vrai travail autour du livre et qui doivent lutter pour ne pas disparaître! J'ai déjà entendu des gens dire « oui mais il n'y a pas tout en librairie » ou bien « j'ai regardé plusieurs fois et je n'ai jamais vu ce livre chez mon libraire » Comme s'il y avait tout à la Fnac...


Quand je veux un livre qui n'est pas chez mon libraire (forcément il ne peut pas tout avoir, c'est trop petit!) et bien, je commande. Et si je ne l'ai pas tout de suite, c'est pas grave car je ne vais pas le lire dans la seconde! Il n'y a qu'a voir les PAL qui trainent sur les blog (virtuellement bien sûr) pour se convaincre que l'achat est rarement une urgence! Et d'ailleurs pour une commande en ligne il y a aussi un délais.


Après je comprends évidemment que quand on habite loin d'une librairie, ça soit plus facile d'acheter en ligne.


Mais quand on voit les pressions que peuvent se permettre des distributeurs comme la Fnac, ça fait un peu froid dans le dos. (il y avait eu une affaire il y a quelques années, je n'arrive pas à me rappeler à quel sujet, mais des gros éditeurs avaient protesté et la Fnac les avaient menacé de ne plus vendre leurs livres, je ne sais pas si quelqu'un se souviens?)


En plus, comme le dit si bien Midola, il existe des cartes de fidélité chez les libraires pour bénéficier des 5% de réduction. Réduction que la Fnac ne fait pas systématiquement en plus. J'en parlais récemment avec une amie qui achète tout ses livres à la Fnac et qui ne savait même pas que cette réduction existait...


Bref, c'est cet aspect du collectif pour défendre la vraie littérature qui m'intéresse, même si je suis assez d'accord avec le commentaire de Palu-palu : « Vous avez tout mon soutien ( et vous avez aussi le lien vers ma tentative de blog en cliquant sur mon pseudo ), mais si je peux me permettre une remarque tout ce qu'il y a de plus neutre, les concepts de "vraie littérature" ou "véritable littérature" sont assez flous. Vous pourriez vous nommer, avec plus de propriété dans les termes: le "collectif pour la défense de la littérature discrète" ou même le "collectif pour le placement en tête de Gondole des petits auteurs prometteurs et inconnus" »

 


Alors si vous voulez défendre la diversité (concept à la mode) des livres, défendez les libraires indépendants petits ou grands!

 

Ps : Et bien sûr je tiens la même position pour les cinémas municipaux, souvent arts et essais, contre les multiplex de tout poil. Quand on sait qu'UGC porte plainte contre le cinéma municipal de Montreuil pour concurrence déloyale, il y a de quoi rêver!! Et pour mon plus grand malheur, j'habite à moins de deux minutes à pied d'un cinéma UGC et 5 minutes d'une fnac dans une ville où il n'y a ni cinéma municipal, ni librairie...


Publié dans Autour de la lecture

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Naina 06/02/2009 16:13

Débat intéressant.J'achète mes livres dans une librairie indépendante (toujours la même), chez Gibert (mon budget n'est pas extensible) et aussi à la Fnac (enfin dans certains magasins Fnac car tous ne proposent pas la même chose en littérature asiatique). En littérature asiatique, certains magasins Fnac ont un meilleur fonds (je ne parle pas des nouveautés) que certaines librairies indépendantes. Il y a pas si longtemps je cherchais un livre sorti en 2007 et la librairie indépendante ne l'avait pas en fonds alors je suis allée ailleurs. Je pourrais commander mais je n'aime pas. Concernant les libraires, le seul endroit où j'ai eu une discussion avec un libraire, c'était dans une Fnac. Dans la librairie indépendante que je fréquente, les libraires ne connaissent pas vraiment la littérature asiatique et j'ai parfois le sentiment de passer pour une extra-terrestre lorsque je demande s'ils ont reçu telle nouveauté. J'aurais sans doute un avis différent si je lisais de la littérature française mais n'en lisant pas (ou alors des livres empruntés), je ne peux pas aller complètement dans le sens du billet. Donc, suivant nos goûts en lecture, on ne peut pas toujours passer à côté de certains types de structures commerciales.

Julien 02/02/2009 20:36

Pour sauver les libraires de quartier et les petits auteurs, il faudrait une loi qui oblige, pour tout achat d'un Levy, Musso, ou Gavalda, l'achat d'un premier roman.
Comme ça, cela relancerait toute l'industrie, la FNAC ne sera plus ce mouton noir mais favoriserait les jeunes auteurs, et les libraires pourraient faire du chiffre ;)

Loula 04/02/2009 21:02


Mmmm, t'as raison, finalement, je préfère pas faire ce genre de choses, j'aimerais pas qu'on m'oblige à acheter un Lévy (surtout que si l'envie me prend d'en lire un, il est dans toutes les
bibliothèques). Mais le truc c'est juste qu'il faudrait donner une chance aux autres et aussi une chance aux lecteurs de découvrir autre chose!


fashion 02/02/2009 17:08

Je crois qu'il ne faut pas généraliser, certaines librairies ne sont pas "bonnes" et tous les libraires ne sont pas des passionnés. Cela étant, je ne mets jamais les pieds à la FNAC car je trouve que c'est un supermarché et non pas une librairie. Par contre, je vais souvent chez Gibert, je l'avoue bien volontiers car 1) ils ont des occasions (certes, c'est le diable, l'argent ne va pas aux auteurs puisqu'ils ont déjà touché les droits d'auteur sur la première vente, je sais, mais mon budget est loin d'être extensible) 2) leurs libraires sont qualifiés, compétents et sympathiques. Je vais aussi dans la petite librairie indépendante de mon quartier quand je veux acheter du neuf (pour offrir notamment) mais les libraires n'y connaissent pas grand chose et ne sont pas extrêmement aimables, j'ai vraiment l'impression de faire une BA quand je m'y rends, c'est bien dommage...
Sinon, je n'aime pas beaucoup le terme "vraie littérature". Je trouve dommage qu'on trouve pléthore de Lévy et de Musso au détriment des petits auteurs (encore) inconnus mais le terme de "vraie littérature" me paraît inutilement snob. Evidemment, ça n'engage que moi.

Loula 04/02/2009 21:10


1) moi aussi je vais souvent chez Gibert pour acheter de l'ocasion
2) pour ce qui est de la littérature, même si ce débat est engagé chez Julien où il dit justement que "qu'est-ce que la littérature?" est une question universitaire à laquelle on n'a pas de réponse
précise, c'est vrai que le terme "vraie littérature" peut paraitre snob ou exagéré, mais nous pouvons quand même reconnaitre qu'il y a différents niveaux entre les livres et que certains n'ont pas
de qualités littéraires prépondérantes (par exemple je lis et j'entends régulièrement que les livres de Stephenie Meyer ont une intrigue passionnante maisont une écriture très pauvre et peu de
qualités littéraires).
Mais mon propos ici était surtout de défendre les libriares qui font du bon boulot et qui subissent une concurence très forte des grandes surfaces. Ce billet était prévu depuis avant l'appel de
Lethée pour son manifeste et ça m'a juste poussée à le faire plus vite car je voyais des points communs entre nos deux démarches.


Léthée 02/02/2009 11:21

Ce débat est en effet très intéressant, et toutes vos réponses apportent des pistes de réflexion auxquelles je n'avais parfois pas pensé. Tous vos messages apportent une richesse au débat. Je remercie Loula pour son post, d'avoir suscité cette conversation ( qui n'est pas terminée j'espère).
Merci à tous ceux qui participent de près ou de loin, fréquemment ou systématiquement au combat pour le livre et pour les petites librairies indépendantes.
J'ajoute qu'il y a en effet de mauvais libraires (qui sont d'ialleurs parfois devenus aigris par dépit et désespoir vis à vis de leur métier). Il y a aussi d'excellents vendeurs fnac mais voilà : la fnac les bride trop souvent avec des choix de gondole "nationaux". C'est tout le problème de l'affaire en réalité. Préférer le livre vendeur au livre à découvrir... car celui qui se vend déjà très bien n'est plus à découvrir...
Je ne vais plus jamais à la fnac, sauf pour mener des commandos (voir mon site), ou bien feuilleter les livres qui pourraient m'intéresser. Pour cela, je vais parfois dans les rayons "déjà rangés" pour trouver des choses intéressantes, qui sortent de ce qu'on trouve systématiqument bien en vue dans le rayon. Après, je vais les commander chez ma libraire, car nous avons une libraire qui vient d'ouvrir à Clermont-Ferrand, et tous les lecteurs de la ville sont bien décidés à la soutenir. On peut plus facilement discuter avec elle,prendre notre temps. Et comme le disait (je ne sais plus qui ici, pardonnez-moi), elle connait également des problèmes de livraison. N'oublions pas que la FNAC est PROPRIETAIRE de la centrale de livraison des livres. ... Quelle injustice n'est-ce pas ?

Tiphanya 31/01/2009 21:29

Il s'agit de la librairie Impression à Enghien les Bains.
http://www.nautiljon.com/boutiques/enghien+les+bain/librairie+impressions,264.html
Elle est surtout manga, mais y a un petit rayon SF avec un vendeur qui s'y connait vraiment bien.
Bref une librairie minuscule mais où y a toujours de très bons conseils.
Sinon il y a aussi http://www.scylla.fr/ sur Paris ou http://www.librys.fr/ en line.

Loula 01/02/2009 01:07


merci pour tous ces renseignements! C'est vrai qu'Enghien est une ville plutôt agréable, je me souviens d'une librairie spécialisée Bd là-bas.