Page mise à jour le 11 avril 2008
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Un roi sans lendemain, Christophe Donner, Grasset, 2007, 384p.
Henri Norden est écrivain et on lui propose d'écrire un scénario sur Louis XVII pour le cinéma. Le problème, c'est qu'il a une vision très personnelle de la vie de l'enfant du Temple et de la façon dont il faut la raconter. Le récit mêle l'histoire d'Henri, de sa vie amoureuse et de ses déboires avec la productrice du film et l'histoire de la Révolution française, centrée sur la figure du Père Duchesne, célèbre journal de la Révolution et sur celle de l'enfant du Temple, Louis XVII.
Ce livre est écrit à la troisième personne, mais l'auteur joue avec la notion d'autobiographie en faisant dire à son héros, écrivain lui aussi : « Le véritable défi, c'était d'écrire à la troisième personne. Parler de lui comme d'un personnage, qui n'était pas tout à fait lui, ça, il n'avait jamais osé. » Et le nom du héros est un anagramme du nom de l'auteur.
La forme du roman suit la vie du personnage et de son projet : au début, c'est un scénario pour un film et il raconte l'histoire à travers ses rencontres avec la productrice et les lettres qu'il écrit aux différents acteurs pressentis pour les différent rôle. Ensuite, il décide finalement d'en faire un livre et à partir de là nous lisons son travail pour ce livre et le narrateur ne revient presque plus sur la vie privée de l'écrivain héros de ce livre (oui, c'est un peu compliqué...)
J'ai trouvé l'histoire de Louis XVII plus intéressante que celle d'Henri Norden. Ce qui est curieux, c'est que je n'ai pas bien vu où l'auteur voulait en venir avec cette construction : si ce procédé de mise en abîme est juste un prétexte pour raconter la vie romancée de Louis VII, pourquoi accorder tant de place à la vie de l'écrivain au début du livre pour l'abandonner presque totalement ensuite? En plus, j'ai été un peu gênée par la vision des méchants révolutionnaires sauvages et de la courageuse famille royal, même si c'est un peu plus nuancé que ça.
Du coup, ça donne envie de se replonger un peu dans l'histoire de la Révolution française qui est, semble-t'il un peu plus complexe que mes souvenirs scolaires...
Donc un plaisir de lecture par certains aspects certes, mais qui me laisse quand même un peu perplexe.
Moi je etc de Aude Picault, Warum, 2007
Alors là on est dans le coup de coeur...
Cette petite BD est la suite de "Moi je" et comme sont titre l'indique est autobiographique. Il est question ici d'amour et de travail (elle est jeune et débute dans la vie active) et c'est marrant, touchant, tellement vrai, léger, profond, bref, j'adore!!
Ce sont de petites chroniques de la vie quotidienne qui mises bout à bout forme une histoire. En plus cette toute petite Bd par sa taille est très mignonne, ce qui fait que quand on la voit sur la table devant la caisse à la librairie, on n'a plus qu'a la rajouter sur sa pile de BD qui était pourtant bien assez conséquente!
J'adore aussi son dessin qui est aussi tout en légerté et colle parfaitement à cette histoire.
Bref, on m'avait prêté la première, j'ai acheté la deuxième et je pense que ma prochaine étape va être de l'offrir à tout le monde!
Je vous fait donc un petit coup de pub pour l'éditeur qui est un petit éditeur et doit donc en avoir besoin (je ne sais d'ailleurs pas du tout ce qu'ils font d'autre, c'est à creuser!)
et pour Aude Picault qui je l'espère nous donnera une suite!!
C'est vous qui le dites...